In a surprising op ed piece in today's Times Marine Le Pen goes a long way to shedding her racist reputation.

I find myself agreeing with most everything Marine Le Pen says in what she writes. Her father’s racist language of the past is nowhere to found in her words. While this may not assure her the complete support of her National Front party members, it should move her to the political center and get new support.

But to refer directly to what she says, she lists three major errors of the Hollande government, and of the Sarkozy government before. One being that it’s a huge mistake to allow the altogether free exchange of goods and peoples across Europe’s borders, (yes, she would say, border checks are needed).

And two, regarding immigration: “Without a policy restricting immigration,” she says, “it becomes difficult, if not impossible, to fight against communalism and the rise of ways of life at odds with laïcité.”

And three she would have her government stop forming alliances with rentier states that finance jihadist fighters, like Qatar and Saudi Arabia. (In that respect one might say the very same thing about our own government.)

Yes, one could discuss, and to some extent quarrel with her three points. But it does seem that the Europeans have created a community without perhaps paying enough attention to how will the various peoples as they freely move about find work and be assimilated. The free market, the free exchange of goods and peoples has not been enough. That’s perhaps the most surprising thing that Marine Le Pen says, at least for me. In fact, who could disagree with her about this:

The massive waves of immigration, both legal and clandestine, our country has experienced for decades have prevented the implementation of a proper assimilation policy.

 


Bien nommer la menace

Marine Le Pen: la France a été attaquée par le fondamentalism islamiste

PARIS — « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Qu’Albert Camus l’ait prononcée ou non, cette phrase décrit étonnamment bien la situation dans laquelle se trouve l’actuel gouvernement de la France. En effet, le nom des choses, c’est ce que Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, n’ose même plus prononcer.

Pour lui, pas question de qualifier d’ « islamistes » les terroristes qui, le mercredi 7 janvier 2015, se sont introduits dans les locaux du journal Charlie Hebdo, en plein coeur de Paris. Pour lui, pas question non plus de parler d’ « état islamique » pour qualifier le groupe de radicaux sunnites qui s’est mis en place sur une partie des territoires de l’Irak et de la Syrie. Toute référence au fondamentalisme islamiste doit être proscrite, par peur d’amalgame entre islam et islamisme. Il faut préférer les noms « DAECH » et « égorgeurs de DAECH ». L’ironie de l’histoire veut que « DAECH » signifie en arabe exactement ce que l’on cherche à cacher, autrement dit « Etat islamique”.

Nommons donc les choses, puisque le gouvernement français semble réticent à le faire : la France, patrie des droits de l’homme et des libertés, a été attaquée sur son sol par une idéologie totalitaire : le fondamentalisme islamiste. C’est en refusant le déni, c’est en regardant dans les yeux l’ennemi à combattre, que l’on évite l’amalgame. Les musulmans eux-mêmes ont besoin d’entendre ce message. Ils ont besoin que l’on fasse clairement la distinction entre le terrorisme islamiste et leur foi.

Or, cette distinction ne peut se faire que si l’on accepte d’identifier la menace. Ce n’est pas servir nos compatriotes musulmans que d’entretenir les suspicions et les non-dits. Le terrorisme islamiste est le cancer de l’islam contre lequel ils doivent eux-mêmes lutter à nos côtés.

Une fois qu’on a nommé les choses, tout reste maintenant à faire. Car rien n’a été fait. Qu’ils soient de droite ou de gauche, les gouvernements successifs de la France n’ont pas pris la mesure du problème et de la tâche à accomplir. Tout est à revoir, du renseignement aux effectifs de police, de la politique carcérale à la surveillance des réseaux djihadistes. Non pas que les services français aient démérité : leur courage et leur détermination se sont encore illustrés lors de la prise d’otages d’un supermarché casher, à Paris, porte de Vincennes, le 9 janvier. Mais leur action est entravée par une série d’erreurs commises par le pouvoir politique.

Il faut aussi nommer ces erreurs. Nous n’en mentionnerons que trois, mais d’une importance cruciale.

Premièrement, le dogme de la libre-circulation des personnes et des marchandises est ancré si fermement chez les dirigeants de l’Union Européenne que l’idée même d’un contrôle aux frontières nationales est considérée comme une hérésie. Et pourtant, chaque année, des tonnes d’armes en provenance des Balkans entrent sur le territoire de la France sans que de véritables barrières ne puissent les arrêter, et des centaines de djihadistes circulent dans l’Europe sans entrave. On ne s’étonnera pas dans ce contexte que le pistolet-mitrailleur d’Amedy Coulibaly ait transité par la Belgique, selon les médias wallons, ni que sa compagne, Hayat Boumeddiene, ait pu fuir en Syrie au nez et à la barbe des forces de l’ordre.

Marine Le PenCreditPatrick Aventurier/Getty Images

Deuxièmement, l’immigration massive, légale et clandestine, qu’a connue notre pays depuis des décennies empêche que se mette en place une véritable politique d’assimilation. Comme l’affirme le sociologue français du CNRS Hugues Lagrange, le facteur culturel joue un rôle prépondérant dans le rapport des immigrés à la société française et à ses valeurs, sur des questions telles que le statut des femmes et la délimitation des autorités religieuse et étatique. Sans une politique de restriction migratoire, il devient difficile voire impossible de lutter contre le repli communautaire et le développement de revendications de mode de vie spécifique pour certaines en contradiction avec la laïcité et d’autres lois et valeurs de la république française. S’ajoute à cela le poids du chômage de masse, que l’immigration ne fait qu’aggraver.

Troisièmement, la politique étrangère française a, ces dernières années, erré de Charybde en Scylla : l’intervention de l’ancien président Nicolas Sarkozy en Libye, le soutien du président François Hollande à certains fondamentalistes en Syrie, les alliances nouées avec des régimes rentiers finançant les combattants du djihad comme le Qatar ou l’Arabie Saoudite sont autant de fautes qui ont plongé la nation dans de graves incohérences géopolitiques dont elle a du mal à s’extraire. Saluons au passage la lucidité du ministre allemand Gerd Müller, qui comme le Front National, a accusé le Qatar de soutenir les djihadistes en Irak.

Ces erreurs ne sont pas une fatalité. Mais pour les rectifier, il faut agir vite. Et ce n’est pas la commission voulue par l’Union pour un mouvement populaire et the Parti socialiste pour enquêter sur les récents attentats qui règlera les choses. « Quand on veut enterrer un problème, on crée une commission » disait Clémenceau.

Dans l’urgence, une première mesure est aisée à mettre en oeuvre : la déchéance de la nationalité des djihadistes est une impérieuse nécessité. À plus long terme, c’est avant tout la réinstauration d’un contrôle aux frontières nationales qui s’impose et la tolérance zéro à l’égard des comportements contraires à la laïcité et à la loi française. Sans cela, aucune politique sérieuse de lutte contre le fondamentalisme n’est possible.

La France vient de vivre douze jours qu’elle n’oubliera pas. Elle s’est levée pour défendre ses droits, après s’être recueillie pour pleurer ses morts. Il faut maintenant que le peuple, comme un seul homme, fasse pression sur ses gouvernants pour que les journées de janvier n’aient pas été vaines. Il faut que du malheur que la France traverse naisse l’espoir d’un véritable changement. Il ne faut pas que la logique mesquine des partis étouffe les aspirations légitimes des Français à la sécurité et à la liberté.

Nous, Français, sommes viscéralement attachés à notre laïcité, à notre souveraineté, à notre indépendance, à nos valeurs. Le monde sait que quand la France est attaquée c’est à la Liberté qu’on porte atteinte. Je disais pour commencer qu’il fallait nommer les choses. Je dirai pour finir que certains noms parlent d’eux-mêmes. Le nom de notre pays résonne encore comme un appel à être libre.

PARIS — “To misname things is to add to the world’s unhappiness.” Whether or not Albert Camus really did utter these words, they are an astonishingly apt description of the situation in which the French government now finds itself. Indeed, the French Foreign Minister Laurent Fabius no longer even dares pronounce the real name of things. Mr. Fabius will not describe as “Islamists” the terrorists who on Wednesday, Jan. 7, walked into the offices of the newspaper Charlie Hebdo, right in the heart of Paris. Nor will he use “Islamic State” to describe the radical Sunni group that now controls territory in Syria and Iraq. No reference can be made to “Islamic fundamentalism,” for fear that Islam and Islamism might get conflated. The terms “Daesh” and “Daesh cutthroats” are to be favored instead, even though in Arabic “Daesh” means the very thing to be hidden: “Islamic State.”

Let us call things by their rightful names, since the French government seems reluctant to do so. France, land of human rights and freedoms, was attacked on its own soil by a totalitarian ideology: Islamic fundamentalism. It is only by refusing to be in denial, by looking the enemy in the eye, that one can avoid conflating issues. Muslims themselves need to hear this message. They need the distinction between Islamist terrorism and their faith to be made clearly.

Yet this distinction can only be made if one is willing to identify the threat. It does our Muslim compatriots no favors to fuel suspicions and leave things unspoken. Islamist terrorism is a cancer on Islam, and Muslims themselves must fight it at our side.

Once things are called what they are, the real work begins. Nothing has been done yet. Whether from the right or the left, one French administration after another has failed to size up the problem or the task to be accomplished. Everything must be reviewed, from the intelligence services to the police force, from the prison system to the surveillance of jihadist networks. Not that the French security services have let us down: They proved their courage and determination again during the Jan. 9 hostage crisis in a kosher grocery near the Porte de Vincennes in Paris. However their actions have been hobbled by a series of mistakes committed by the powers that be.

These mistakes must also be called by their names. I will mention only three, but they are of crucial importance.

First, the dogma of the free movement of peoples and goods is so firmly entrenched among the leaders of the European Union that the very idea of border checks is deemed to be heretical. And yet, every year tons of weapons from the Balkans enter French territory unhindered and hundreds of jihadists move freely around Europe. Small surprise then that Amedy Coulibaly’s machine gun came through Belgium, as the Walloon media have reported, or that his partner Hayat Boumeddiene fled to Syria under the nose of law enforcement.

Second, the massive waves of immigration, both legal and clandestine, our country has experienced for decades have prevented the implementation of a proper assimilation policy. As Hugues Lagrange, a sociologist at the French National Center for Scientific Research (C.N.R.S.), has argued, culture has a major influence on the way immigrants relate to French society and its values, on issues such as the status of women and the separation of state and religious authority.

Marine Le PenCreditPatrick Aventurier/Getty Images

Without a policy restricting immigration, it becomes difficult, if not impossible, to fight against communalism and the rise of ways of life at odds with laïcité, France’s distinctive form of secularism, and other laws and values of the French Republic. An additional burden is mass unemployment, which is itself exacerbated by immigration.

These mistakes are not inevitable. But to rectify them, we must act quickly. The Union Pour Un Mouvement Populaire and the Parti Socialiste have called for a committee to investigate the recent terrorist attacks. That will hardly solve matters. “If you want to bury a problem, set up a committee,” the French statesman Georges Clémenceau once said.

For now, one emergency measure can readily be put into action: Stripping jihadists of their French citizenship is an absolute necessity. In the longer run, most important, national border checks must be reinstated, and there should be zero tolerance for any behavior that undermines laïcité and French law. Without such measures, no serious policy for combating fundamentalism is possible.

France has just gone through 12 days it will never forget. After pausing to grieve its dead, it then rose up to defend its rights. Now the French people, as if a single person, must put pressure on their leaders so that these days in January will not have been in vain. From France’s tragedy must spring hope for real change. The petty logic of political parties cannot be allowed to stifle the French people’s legitimate aspirations to safety and liberty.

We, the French, are viscerally attached to our laïcité, our sovereignty, our independence, our values. The world knows that when France is attacked it is liberty that is dealt a blow. I began by saying that we must call things by their names. I will end by saying that some names speak for themselves. The name of our country, France, still rings out like a call to freedom.

 

 

 

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